Our Life: Beginnings and Always est un dating sim développé par le studio indépendant GB Patch Games et sorti fin 2020 sur PC, Mac et Android. Ce jeu figurait depuis quelques années sur mon backlog, et après avoir enfin terminé Final Fantasy IX pour la première fois, j’ai opté pour un peu plus de légèreté avant ma prochaine « grande » aventure. Certes Our Life n’est pas vraiment de saison, à date de rédaction nous sommes encore en plein hiver, mais qu’importe car grand bien m’aura pris de m’y essayer enfin.
| MC : « Main character », le personnage principal, soit votre avatar LI : « Love interest », les personnages à conquérir dans ce type de jeux |
Créé sous RenPy, Our Life vous met donc dans la peau d’une jeune personne (non-binaire par défaut mais trois genres au choix) vivant à Sunset Bird, petite ville touristique sur la côte californienne. Un beau jour débarquent de nouveaux voisins, ce qui constitue toujours un petit évènement. Votre avatar de 8 ans au début du jeu croisera rapidement la route d’un dilf homme qui lui demandera d’être ami-e avec son fils… en échange de 20$. La réaction vous appartient entièrement. Personnellement je me suis barrée en courant après l’avoir jaugé un peu comme je l’aurais fait à cet âge.


Fort-e de cette aventure, vous trouvez rapidement un petit garçon tout seul avec des nuages plein les yeux sur la colline derrière chez vous, avant de déduire qu’il s’agit certainement de Cove, le fils du mec pas louche du tout rencontré plus tôt. Et votre pauvre petit voisin aux grandes lunettes et au plâtre rose semble avoir quelques difficultés à s’accommoder à sa nouvelle vie après le divorce de ses parents. Voilà le point de départ de toute l’histoire, à vous d’en écrire la suite.
Loin des titres parodiques, Our Life: Beginnings and Always est d’une sincérité incroyable et d’une tendresse à toute épreuve. Pour être tout-à-fait honnête, je m’attendais à un jeu mièvre et trop modulable pour avoir du caractère. Quel plaisir de voir que je me suis trompée dans les grandes largeurs, parce que c’est une expérience que je ne risque pas d’oublier de sitôt. Je pense même qu’elle a redéfini mes standards en matière de dating sims, ni plus ni moins. Un peu comme Undertale avait en son temps révolutionné mes attentes en matière d’interaction dans les RPG en traitant, et surtout en nous permettant de traiter ses monstres avec humanité, Our Life se révèle bien différent des classiques du genre et je sens qu’il va me falloir un moment pour passer à autre chose.
Lonely tropical fish
Plutôt que de suivre les personnages sur une année ou sur la durée du lycée en traquant votre LI favori comme un pervers obsessionnel à l’instar deTokimeki Memorial et ses émules, le jeu se découpe en quatre étés représentant des étapes clés dans la vie de votre perso allant de l’enfance à l’âge adulte. Chaque chapitre (sauf le dernier qui constitue plutôt un épilogue) comprend, outre introduction et conclusion, cinq « moments », soit des scènes jouables dans n’importe quel ordre se focalisant sur une journée ou un évènement particuliers. Ces tranches de vie deviendront, au fur et à mesure de votre avancée, des souvenirs qui pourront plus tard revenir sur le tapis avec des conséquences variées. Révéler à Cove que son père a voulu vous soudoyer pour le fréquenter aura forcément des répercussions plus graves que vos goûts en matière de sandwichs. Néanmoins, il faut bien avouer que c’est toujours agréable quand les gens ont de petites attentions parce qu’ils se souviennent de ce que vous aimez, même des années après. Surtout des années après. Ainsi plus le jeu progresse, plus les années passent, et plus la dimension nostalgique vaguement présente en toile de fond prend de l’importance.
Autre point, il n’y a qu’un seul LI : Cove Holden. Ce qui pourrait sembler maigre de prime abord se révèle au contraire un atout, car s’il n’y a qu’une seule route, celle-ci est conçue avec d’autant plus de finesse et propose de très nombreux choix de dialogues. De plus, avec plus d’un million de mots (DLC inclus), ce n’est pas en deux heures que vous en verrez le bout. Les extensions ouvrent cependant la voie à deux autres candidats, Derek Suarez et Baxter Ward, mais ceux-ci n’apparaissent qu’à partir des chapitres 2 et 3 respectivement et ajoutent cinq moments par personnage. A titre de comparaison, le nombre de moments pour Cove est au minimum de quinze. A moins qu’ils ne vous aient tapé dans l’œil, l’impact n’est donc pas tout-à-fait le même puisque vous n’allez pas passer autant de temps en leur compagnie. N’ayant testé aucune des deux à date de rédaction même si par curiosité je finirai bien par sauter le pas un jour, je ne pourrai pas vous en dire grand chose. A titre personnel, la personnalité et le contexte de Derek, pour ce que j’en ai vu dans le jeu principal, me laissent assez froide. Quant à Baxter, il m’intrigue et je pense même qu’il a de bonnes chances de me plaire. À voir, je reviendrai donner un avis plus éclairé sur la question lorsque j’aurai de quoi.

Imagination, life is your creation
Un des arguments les plus mis en avant est que le jeu permet un degré poussé de personnalisation de votre expérience.
La première chose à faire sera de créer votre MC. L’éventail de possibilités est assez large, avec évidemment les options classiques (couleurs de peau, des yeux, coupe de cheveux etc), mais également des détails tels que vos éventuelles cicatrices, des marqueurs de l’adolescence tels que l’acné ou un appareil dentaire, bijoux et vernis à ongle, préférences vestimentaires… Rien de tout cela n’affectera vos relations sur le fond, vous ne verrez hélas même pas votre avatar à l’écran, mais le texte fera parfois référence à votre apparence. Il vous sera même donné à certains moments d’ajouter quelques précisions comme votre physionomie et ce qu’elle vous inspire, votre orientation sexuelle, ou encore vos hobbies.
Au début de chaque chapitre, le jeu vous laissera donc modifier quasi-intégralement votre personnage, mais vous demandera également de vous situer dans votre relation avec Cove.


Celui-ci renverra toujours le même niveau d’affection que vous aurez pour lui, ce qui influencera évidemment sa manière d’être et ses réactions à votre égard. S’il ne vous inspire pas grand-chose, il gardera ses distances et sera moins enclin à vouloir connaître votre opinion ou s’inquiéter pour vous, ou si au contraire vous avez le béguin pour lui ce sera réciproque et libre à vous d’agir, de faire durer, ou de nier l’évidence. Ainsi il n’est pas question de choisir soigneusement les bonnes réponses un guide sous les yeux pour espérer obtenir la bonne fin. Tous les choix sont bons, le champ d’action est vaste et la fin sera ce que vous en aurez fait. Dans ma partie, mon MC et Cove filent le parfait amour en dehors des liens civils du mariage et sont les heureux parents d’un plein aquarium. Mais si le cœur vous en dit, rien ne vous empêche de lui passer la bague au doigt, d’être juste amis si vous préférez, ou de fréquenter le voisin d’en face un peu par obligation. S’il n’est pas possible de repartir un cran en arrière (j’imagine que gérer une relation qui se fâne n’était pas l’objectif premier), vous pouvez en revanche vivre le slow burn de vos rêves, partir sur un crush immédiat, ou rester au même niveau d’affection de bout en bout, romance incluse ou non. On a véritablement l’impression de tisser et vivre une relation plutôt que de compter les points pour pécho, et ça change… tout, en fait.
La philosophie intrinsèque est complètement différente des autres dating sims et c’est justement là que je pensais que le jeu manquerait de caractère, car l’idée de diriger entièrement la relation me laissait dubitative. Mais c’est l’effet inverse qui s’est produit. Sans doute parce que Cove est loin, très loin d’être une poupée sans âme. L’écriture et la programmation font que même si c’est le joueur qui fixe globalement les termes de la relation, Cove réagira à vos paroles et vos actions selon son propre tempérament, ses envies, ses limites, et évoluera en conséquence, de la même manière que nous réagissons et changeons selon tout un tas d’influences. Et après tout, les gens qui recherchent la compagnie les uns des autres ont tendance à s’apprécier de manière comparable. C’est plutôt bien pensé en fait.
Cette avalanche de choix peut parfois donner le sentiment au joueur d’avoir beaucoup de pouvoir d’action au détriment du caractère général. Avec un très gros mais toutefois, car il est tout à fait possible de n’y accorder qu’une importance toute relative (surtout si contrairement à moi vous êtes capables de prendre une décision en moins d’une heure), que ce soit dans la présentation de son avatar ou dans les nombreux choix offerts lors des dialogues, ceux-ci étant surtout là pour favoriser l’immersion côté utilisateur. Mais pas que ! Côté programme, si vos choix n’influent pas forcément sur les évènements de manière drastique, l’apparence et la personnalité de Cove changeront selon votre attitude entre chaque étape. Ainsi rien n’est complètement anodin, car le système prend note de vos décisions pour altérer subtilement l’expérience. Ce qui en plus de donner du poids à vos décisions, toutes proportions gardées, assure une certaine rejouabilité.
(Edit du 4/05/26 : d’ailleurs j’ai recommencé une partie et en effet, il est amusant de noter les petits changements de look et de personnalité de Cove selon notre manière d’interagir avec lui même si je n’ai pas vu beaucoup de gros changements, ayant rejoué de manière assez similaire)
A ce titre, vous pourrez également ajuster vous-même le caractère de Cove et son look selon vos préférences passé le premier chapitre, mais ce n’est pas du tout obligatoire. Vous pouvez le laisser évoluer tranquillement et découvrir de quelle manière il aura changé entre chaque étape de sa vie. Ainsi dans ma partie, il aura effectué un 180 complet en passant de froid et sportif à chaleureux et studieux entre l’adolescence et ses 18 ans. Je ne sais pas ce que j’ai pu dire ou faire qui l’aura poussé sur cette voie mais ce n’était pas pour me déplaire ( =3=) (Edit : d’après la créatrice, Cove devient plus ou moins sociable/expressif selon que vous alliez plutôt dans son sens, ou si au contraire vous le poussez hors de sa zone de confort)

Remember summer days
OLBA est très agréable visuellement, avec une esthétique pétillante qui nous enjoint à la bonne humeur. Beaucoup de soin a été apporté à la création des personnages comme à celle des décors, finement illustrés. Le style général lorgne clairement du côté anime, avec des personnages expressifs et l’utilisation d’aplats de couleurs vives et contrastées. Quant aux CG que vous pourrez débloquer au fil des chapitres, celles-ci sont globalement de très bonne facture. Le tout est vraiment très joli à regarder et l’ambiance estivale perle de chaque vignette.
De même pour l’ambiance sonore, les musiques composées par Red Robotix sont très chill, soutiennent parfaitement les émotions que le jeu essaie de relayer, et sont d’une manière générale exactement ce à quoi on peut s’attendre dans ce type de jeu. Les cordes et percussions douces respirent l’été, les vacances et la légèreté, et la chanson thème réalisée par Fat Bard pour les crédits de fin n’est pas en reste. En ce qui concerne les voix, le jeu est partiellement doublé. Point de lecture intégrale donc, mais les dialogues sont de temps en temps ponctués d’une courte réaction vocale qui insuffle aux personnages un peu plus de personnalité. C’est d’ailleurs très mignon parfois.


Quant à l’écriture, c’est du tout bon. Même si le jeu est très solaire et plutôt en mode détente, focus sur l’été oblige, il n’a pas peur de s’aventurer dans l’ombre de situations relationnelles complexes sans pour autant se complaire dans le mélodrame. Il nous y attend toujours avec beaucoup de bienveillance et un gros sac de coton pour récompenser notre courage. Pour citer quelques exemples, la scène où notre avatar et sa sœur découvrent la vérité sur leurs parents biologiques, ce qui n’aurait pourtant pas dû être une grosse surprise puisqu’avec deux mamans les chances d’avoir été adopté-e étaient non négligeables, a tout de même réussi à me surprendre en effleurant une problématique que je ne m’attendais pas à trouver là. Ou bien le divorce des parents de Cove, dont les conséquences émaillent la vie et par extension celle de son entourage, et qui finira par trouver une résolution particulièrement émouvante sans crier gare une fois grand. Bref, je ne vais pas vous mentir, j’ai pleuré plus d’une fois pour des raisons diverses.
A ce propos, l’inclusion de la famille et des amis, qui sont souvent mis en arrière-plan dans ce type de jeu ou limitent vos relations à votre meilleur-e ami-e dont le seul rôle est de vous faire croire que vous avez une vie sociale ou des parents qui s’ils existent sont juste là pour vous faire la morale, est particulièrement bien traitée et donne lieu à des scènes vraiment touchantes. Contrairement aux dating sims classiques, l’histoire fait ici la part belle aux cercles sociaux. La famille et les amis sont très présents dans la vie de notre binôme et font partie intégrante de leur développement. Tout s’articule de manière très naturelle, sans qu’il n’y ait de séparation franche entre les uns et les autres. Les parents passent peu à peu au second plan, les amitiés se forgent ou tombent sur le bas-côté, les liens évoluent, et les cercles s’agrandissent au fil du temps.


Il y a tout au long du jeu une dose rafraîchissante de réalisme dans le traitement des relations. Pour quelqu’un ayant grandi de travers dans un cadre toxique, c’est une véritable cure et je pèse mes mots. Ce qui me mène au point suivant.
Les devs ont évoqué le fait qu’OLBA se veut aussi bien« feel good » que « feel better ». La nuance est subtile, mais c’est une réussite absolue sur les deux fronts. L’écriture vous confronte à une multitude de situations qui invoqueront vos émotions pour mieux les apaiser, et vous incitera, si vous le souhaitez, à être vous-même une présence réconfortante. Ceci dit, rien ne vous oblige à être toujours sympa lors des dialogues. Vous n’êtes même pas obligé de réagir verbalement (bien vu), voire de réagir du tout dans certains cas, mais rien ne vous punira jamais pour autant. Il y a un côté hurt/comfort assez prononcé, où chaque situation tendue débouche plus ou moins rapidement sur un gros coussin moelleux.
Par exemple le MC dans ma première partie est en proie à une paralysie face à l’avenir et une peur croissante de l’abandon. Pas de permis, pas de boulot, pas de plan d’avenir pendant que tout le monde semble doucement trouver sa place : l’angoisse totale. Et bien point de sermons contre-productifs, de conseils mal avisés, de philosophie de comptoir ni de jugements à l’emporte-pièce ici. Tous s’inquiètent, vous soutiennent et vous font savoir qu’ils vous aiment quoi qu’il arrive. Vous pouvez faire une scène, personne ne vous traitera de diva. Si les divers personnages, Cove en particulier, n’hésitent pas à exprimer leurs doutes et leurs certitudes tout au long de leur vie et trébuchent parfois pour ne pas dire souvent (et encore lorsqu’ils ne se vautrent pas complètement, hein Cliff), c’est pour mieux vous inviter en à faire de même sans jamais vous prendre en traître. Tout n’est pas toujours rose, mais la vie continue et vous tend la main et un sourire.
Ainsi de nombreuses personnes ayant eu une enfance pas très heureuse, été marquées par l’isolement et/ou un cadre de vie malsain, bref dont le parcours de vie sort des schémas classiques pour le pire, semblent y trouver une forme de catharsis. Ce n’est évidemment pas un remède miracle universel, mais je dois bien avouer que personnellement, ça m’a fait un bien fou. C’est un peu une simulation d’enfance heureuse qui ne manque jamais de me redonner le sourire pendant les mauvais jours.

Ce qui nous mène à un autre point que j’ai énormément apprécié : l’écriture des personnages. Nous n’avons pas ici affaire à une collection de poncifs d’anime ou de sitcoms comme on en voit beaucoup (trop), mais à des personnages entiers aux réactions crédibles. Tous sont écrits avec sensibilité, même ceux que vous verrez peu, et tous, des plus désagréables aux plus affables, sont traités avec empathie mais sans excès de complaisance. On sent bien tout l’amour que l’équipe a pour ses créations. Bien que le cast dans sa grande majorité soit plutôt du genre bienveillant, aucun n’est sans aspérités et leurs faiblesses ou leurs maladresses finiront toujours par bousculer leurs relations d’une manière ou d’une autre. Ce qui compte vraiment, c’est la manière dont vous allez réagir. Qui défendrez-vous ? Exprimerez-vous vos émotions ? Ne verrez-vous aucun problème ? Regarderez-vous ailleurs ?
On notera d’ailleurs avec plaisir la diversité du cast et l’inclusivité ! Que ce soit de couleur, de genre, d’orientation sexuelle/romantique, et même neurodivergente (quelle joie de voir un personnage autiste qui ne corresponde pas aux stéréotypes éculés, vous n’avez pas idée). Les devs mettent un point d’honneur à ce que le plus de monde possible se sente valorisé et le font avec brio. Rien ne semble forcé, tout ce petit monde est très vivant et s’emboîte à merveille. Au figuré bien sûr. …Ou pas. Deux moments 18+ bonus existent mais sont accessibles uniquement via Patreon.
Quelques points d’ombre
- Le nombre de choix offerts peut parfois donner le tournis, surtout si vous êtes du genre indécis. Mais dans l’ensemble, à raison de trois à six réponses possibles en moyenne, cela reste parfaitement raisonnable. D’autant plus qu’il est possible de faire simple ou de couper court si certains détails n’ont que peu d’importance à vos yeux.
- Il est un peu dommage de n’avoir pas plus de souplesse dans le choix des pronoms. De même, quitte à pouvoir personnaliser son avatar, j’aurais aimé le voir à l’écran. Mais ces deux questions ont été corrigées dans le second opus, plus ambitieux. Et franchement, c’est déjà cool de ne pas être limité à la binarité et en plus de pouvoir changer entre chaque chapitre.
- En dehors de l’écran-titre, le bruit des vagues est curieusement absent. Dommage qu’il faille faire un effort d’imagination pour un élément aussi intégral à l’atmosphère. L’absence de bruitages, sans nuire à l’expérience, aurait ajouté à l’immersion.
- Le jeu a une fin. ( ._.)
- Honnêtement je n’en vois pas d’autres et je trouve que c’est déjà chercher la petite bête. Ce jeu est magnifique, foncez.
Conclusion
Our Life : Beginnings and Always a amassé des critiques très positives un peu partout et mérite absolument toutes les accolades reçues. C’est un jeu profondément sincère, riche en émotions, et particulièrement rafraîchissant dans sa conception. Pour une « petite » production indépendante, je ne m’attendais pas à tant de contenu ni à une telle qualité à tous les niveaux. Une véritable perle. Inutile de vous dire que je vais m’intéresser de plus près aux productions de ce studio.
Le jeu de base, disponible uniquement en anglais, est gratuit et déjà très fourni. Les DLC ne sont pas obligatoires mais il faut bien avouer que ces additions, si elles ne sont pas strictement nécessaires, doublent a minima le contenu et ajoutent beaucoup à l’expérience. Je n’ai pas testé les routes Derek/Baxter, mais les extensions à celle de Cove sont vraiment plaisantes et très chargées en émotions pour certaines. Bref je ne peux que conseiller l’achat, d’autant plus que les tarifs sont modestes, surtout au vu tant de la quantité que de la qualité du contenu.
Note : 



/5
Le prochain jeu de la série, Our Life: Now and Forever, mettant cette fois l’automne à l’honneur et permettant de romancer -ou non- deux personnages, a également l’air très prometteur. Le style est chaleureux, une fois de plus tout est fait pour nous envelopper dans un cocon de douceur. Cependant pour avoir essayé un peu la démo (le jeu complet n’est pas prévu avant 2028), je trouve qu’il souffre de certaines errances par rapport à son prédécesseur, peut-être du fait de son ambition. La scène d’introduction traîne en longueur, et le nombre de réponses possibles lors des nombreuses interactions est tellement ahurissant que l’on s’y perd très vite et le rythme en pâtit. Beginnings and Always est à mon sens plus équilibré et plus plaisant à suivre sur ces deux points.
Mais que cela ne vous dissuade surtout pas d’essayer Now and Forever ! Je retenterai moi-même l’expérience à mon rythme lorsque le jeu sera plus abouti, avant d’en faire très certainement une petite chronique ici.
| A noter : le personnage de Baxter Ward, qui intervient pendant la période jeune adulte dans Beginnings and Always, est de retour dans Now and Forever en tant que camarade de classe. Un clin d’œil sympathique. Son allure sophistiquée et sa personnalité décontractée dissimulant mal quelques failles lui confèrent un charme certain et j’avoue être curieuse de suivre son évolution depuis ses plus jeunes années. Et sur un même registre, il semble que l’autrice attitrée du studio aime à raccorder ses œuvres puisque BA incluait déjà deux personnages d’un autre titre, XOXO Droplets. Des rencontres intéressantes, mais je n’en dirai pas plus. 🙂 |
Magasins
Our Life: Beginnings and Always
Itch.io – Steam – GOG
Our Life: Now and Forever (Démo)
Itch.io – Steam
